lundi 9 novembre 2009

J'accuse

J'accuse les lesbiennes féministes radicales d'oublier que toutes n'ont pas la chance de vivre dans un microcosme politique amical leur permettant de mieux vivre leur quotidien.

J'accuse les lesbiennes pro-queer de gommer les violences faites aux femmes avec leur prétendue libération sexuelle.

J'accuse le Trianon de m'avoir offert ses toilettes et sa rue pour seuls refuges.

J'accuse les concepts politiques et artistiques de nier la primordialité des rencontres humaines.

J'accuse la justice d'avoir relaxé un homme que 5 victimes savaient déjà coupable.

J'accuse l'ordre des médecins de laisser pignon sur rue à un faux frère.

J'accuse l'argent et les bras longs pour l'éthique qu'ils n'auront jamais.

J'accuse la solitude de m'appeler à la barre.

J'accuse mes parents pour leur mutisme vis-à-vis de ma plainte.

J'accuse le silence pour le mal qu'il m'a fait.

J'accuse les œillères pour celui qu'elles perpétuent.

J'accuse cet endroit de m'avoir trop aidée à prendre la parole.


MY BLOG IS DEAD


mardi 27 octobre 2009

Répondeur

Aujourd'hui
à
neuf heures
cinquante-et-une.

"Mlle NoGirlsLand, bonjour, Madame NumberSix. Je me permettais de vous appeler car j'ai eu connaissance de la procédure que vous avez envoyée au Procureur de la République, concernant Monsieur X. Pouvez-vous me rappeler s'il vous plaît à ce sujet. Je suis comme vous une victime".

Pour rappeler votre correspondant, tapez 5.
Effacez, 3.
Réécoutez, 1.
Archivez, 2.

Fin de vos nouveaux messages.

lundi 26 octobre 2009

La môme

Elle avait froid, elle avait peur, la môme,
Cherchant le sens à demi-mots
Et jusqu'à l'arrêt du moteur,
La pluie glissait sur les carreaux.

Elle a gardé dans sa mémoire, la môme,
Tes deux yeux plantés dans les siens,
Forcée à nulle échappatoire,
Déconcertée par ce chemin.

Elle en a tiré des leçons, la môme,
Depuis le chapitre premier,
Ses quelques vers en hameçon,
Ses embarquées, ses débarquées.

Elle a grandi, depuis le temps, la môme,
Roulé sa bosse et pris du chien,
La tête haute, en revenant,
Fidèle à soi, parmi les siens.

Elle a fixé quelques images, la môme,
Entre son gouffre et son ardeur,
Quelques clichés en sarcophage,
Glissés dans les plis de son coeur.

jeudi 15 octobre 2009

Ah ouais?

Ben moi..

Je pourrais relever tes accusations d'ingérence. Je pourrais en dire "dommage que tu n'aimes pas te relire", tellement j'ai trouvé tes mots dégoulinants de la rivalité et de la suffisance que tu prétendais dénoncer. Je pourrais juste te demander le nombre de moments "priviligiés" que tu penses, toi, m'avoir "laissés" avec elle. Je pourrais continuer la partie de ping-pong dont tu me dis n'avoir plus envie tout en relançant la balle. Je pourrais te dire qu'on ne fait que jouer, rejouer, déjouer, mais qu'en avoir conscience est peut-être le moins puéril. Je pourrais te dire une bonne fois pour toutes que je n'y suis pour rien quand elle me dit que je "manque au trio". Je pourrais te dire ce qui m'est devenu pénible à travers ce type d'humour dans lequel tu excelles. Je pourrais te dire que se protéger est une chose, mais qu'attaquer en est une autre. Je pourrais te dire que tes chauds-froids me fatiguent. Je pourrais te dire que je n'ai plus envie de passer sous silence certains de tes effets de style. Je pourrais te demander pourquoi tu me tends des perches en m'interdisant de les saisir. Je pourrais te dire que je ne sais pas ce que j'ai représenté pour toi mais que ça ne m'empêche pas de m'en faire une idée. Je pourrais te suggérer le mot "alter ego". Je pourrais te confirmer qu'il est l'heure d'en parler au passé. Je pourrais parler de certaines choses dont je n'ai jamais su quoi faire. Je pourrais te raconter ce soir de janvier par le menu. Je pourrais interpréter ton hurlement sur les toits du monde. Je pourrais t'expliquer que ce soir là j'ai sûrement fait un choix. Je pourrais même t'avouer que je n'en garde aucun remords. Je pourrais pourtant croire à ce qu'on m'a suggéré. Je pourrais même revisiter l'histoire avec un léger: "couchons ensemble et n'en parlons plus". Je pourrais te décrire ma sidération au moment du bouquet final. Je pourrais te dire que l'alcool a du bon. Je pourrais te rappeler l'aveu prétentieux, ironique et blessant qu'il t'a fait lâcher. Je pourrais te le renvoyer parfumé à une autre sauce: "je suis désolée chérie, mais je préfère les lesbiennes". Je pourrais te dire que c'était un bon exemple de ce type d'humour dans lequel tu excelles. Je pourrais te dire qu'il était pourtant sans surprise. Je pourrais te dire qu'il est facile de s'amuser avec l'intime des autres quand on est incapable d'auto-dérision. Je pourrais te dire que tu fais ce que tu veux de ton cul. Je pourrais te dire que je ne suis pas ton punching-ball. Je pourrais te dire que tu as très sûrement des choses à perdre. Je pourrais rajouter que tout le monde à des choses à perdre. Je pourrais te dire que personne ne choisiras jamais pour toi. Je pourrais te souhaiter de réussir un jour à déposer les armes. Je pourrais te dire que je sais. Je pourrais te dire que je ne sais pas. Je pourrais te dire "démerde-toi". Je pourrais te dire "arrête tes conneries". Je pourrais te dire que je ne sais pas ce que tu attends de moi. Je pourrais te dire que nous pourrions rester amies. Je pourrais te dire que je suis là. Je pourrais parier sur ta réaction. Je pourrais te dire que je n'ai aucun regret sur notre relation, à l'exception d'un seul, peut-être:

T'avoir ouvert la porte de ce blog.

samedi 26 septembre 2009

Deuil

J'esquisse un rien,
Convalescente,
À mi-chemin
Entre descente
Et remontée.
Je freine et glisse,
Apostrophée
Sous l'édifice;
Et me donnant
Au blanc des rives,
En noir, au banc,
Je me lassive,
Je me labeure
Le grand aval:
Mère intérieure
À fond de cale.

samedi 12 septembre 2009

Mode rebelle [on]














Libertad, te quiero.

lundi 31 août 2009

Clash-back II

- Tiens, salut Glangland'! Alors, il paraît que t'as une nouvelle copine? Quand est-ce que tu nous la présente? Aux prochaines cousinades?
- Euh...

Clash-back I

- Oh! Une revenante! Alors? Qu'est-ce que tu deviens? Tu dois bien être mariée avec trois enfants maintenant!
- Euh...

vendredi 7 août 2009

Considération

Un diplôme trônant
Au bureau des devoirs
Dans ma chambre d'enfant
C'est là que je démarre

Tournant et retournant
Cette crêpe incuisable
Sassant et ressassant
Des mots indiscutables

Si près si loin la mer
La grande et belle mer
Vade-retro l'amer
Concernant belle-mère

Il me faut vérifier
Auprès du dictionnaire
Ce que je lui confie
Juste avant de me taire

La considération
Tout bonnement zappée
Mêle sidération
A mon ire frappée

Sonnant et frissonnant
Mon sang fait mille tours
Bouillant et rebouillant
Coagulant l'amour

La considération
Tout bonnement changée
En haute trahison
Et bien guillotinée

En proie à Lucifer
Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!
Oui, moi, je vocifère
À dégommer le tas

Je ris des beaux discours
Et du militantisme
À fière allure au jour
En nocturne mutisme

Je parle un peu moins fort
Je deviens détestable
Et mes vieux contreforts
Restent non négociables

Je vomis ces images
Par trop déjà vécues
Le coup des enfants sages
Oh non, plus jamais plus

Plus jamais tête basse
Pour la bonne conscience
De quiconque m'efface
Ou nie mon existence

Plus jamais tête basse
D'être ce que je suis
Présente et juste lasse
De découper ma vie

Pas d'exception pour elle
Car c'est le lot commun
Choisir d'être rebelle
Et quid avec les siens?

Larguée pour nombre d'heures
Dans ma contrée natale
Voilà troqué mon cœur
Contre un peu de "que dalle"


jeudi 6 août 2009

Hé! Toi, là-bas!

Oui, toi:

Ouste.

mercredi 22 juillet 2009

Juste

Fin d'après-midi en pyjama dans un de mes squats.. Oui, je suis sans domicile fixe et non, je n'ai pas l'intention de travailler. Aujourd'hui j'ai décidé de ne rien faire. Juste un peu d'internet après trois semaines sans connexion. Juste un peu de paresse après trois semaines de travaux physiques et de chamboulements mentaux. Non, je ne suis pas la femme à tout faire - ni l'homme de ménage. Juste une bière.. ou dix; je n'ai pas encore décidé, tout dépendra de ma soif. Mais il fait bien lourd quand même. Alors que d'autres s'essayent à l'abstinence avec force courage, moi je n'ai envie que de n'importe quoi. Tant qu'à se sentir en suspens, autant s'y sentir jusqu'au bout. Tant qu'à être accusée de dérive, autant se laisser couler. J'attends avec circonspection le deuxième acte, prévu vers 21 heures. L'orage approche. Craquera, craquera pas. Allez, une deuxième. Juste pour noyer le vide. Juste pour oublier que je ne supporte plus la dépendance. Allez, elles ne sont pas fraîches... mais mieux vaut celles-ci que celles oubliées au congélateur. Juste boire et écouter, écouter jusqu'à saturation sans plus savoir ce que je veux ni où j'habite.



Craquera? Craquera pas.
Et de trois.
Quatre.

PS: j'ai jeté tous mes médicaments, personne n'aurait une solution pour me coucher plus rapidement que la truc à bulle?


vendredi 17 juillet 2009

Murs blancs

Murs blancs,
Corps lessivé,
Vous y étiez venus,
Vous y êtes restées.

Murs blancs,
Cœur déchiré,
Entre deux territoires,
Dont l'un m'est étranger.

Murs blancs,
Âme lestée,
J'ai franchi le portail,
Et les larmes ont coulé.

Murs blancs,
Je l'ai quittée,
Ma douce antre,
Ma grotte,
Ma caverne adorée.


jeudi 2 juillet 2009

DEES #3 - Les résultats

Ils ont oublié le E, mais bon...

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No Girl's Land | ADMIS
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Je m'appelle No Girl's Land... et j'existe!

jeudi 25 juin 2009

DEES #2 - Les soutenances

No Girl's s'en va en guerreu
Mironton mironton mirontaineu
No Girl's s'en va en guerreu
Défendre son dossier (x2)

Elle flippe un peu sa mèreu
Mironton mironton mirontaineu
Elle flippe un peu sa mèreu
De peur de se planter (x2)

Le pire dans cet' galèreu
Mironton mironton mirontaineu
Le pire dans cet' galèreu
C'est le mémoirounet (x2)

'L'est pas super-supereu
Mironton mironton mirontaineu
'L'est pas super-supereu
Mais faudra l'assumer (x2)

Pour les yeux qui suivent...
Télépathez moi vers 15h30, merci.

samedi 20 juin 2009

Stoooooop.

Recentration.

"Deux lesbiennes du centre-ville de Segré (Maine-et-Loire) sont victimes depuis de nombreux mois d'insultes lesbophobes de la part d'un groupe d'une vingtaine de jeunes entre 17 et 21 ans. A deux reprises, l'un d'entre eux a tiré en leur direction avec des balles à blanc. Les deux jeunes femmes, Jessica 24 ans et Virginie 28 ans, font face depuis la semaine dernière à une nouvelle montée en puissance des agressions avec courage et détermination".


Totalité du texte en commentaire.
Pétition ici.

Je suis fatiguée.
Je mélange tout,
Et j'ai tellement d'autres choses à penser aussi.
Je me retire du débat.

[Edith: pouah.. j'ai limite un côté VGE des fois..]
[Edith: mouaha.."aureuvoir.."]

vendredi 19 juin 2009

Parce que.

Parce que l'agressivité me sidère. Parce que le doute me définit. Parce que je n'en pense pas moins. Parce que rien ne s'explique. Parce que je vis, c'est déjà bien. Parce que chacune a son histoire. Parce que pendant trente et un ans. Parce que mon sang a fait des tours. Parce que les proches, famille & Co. Parce que le monde. Parce que c'est comme ça. Parce que je n'ai pas appris à me défendre. Parce que c'était lourd. Parce que je pèse mes ressentis. Parce que je suis mon propre juge. Parce qu'on ne m'a rien pardonné. Parce que je suis fatiguée du droit chemin. Parce que je ne veux plus qu'on me dise. Parce qu'il a bon dos le petit africain. Parce qu'avant, même à deux, je me sentais bien seule. Parce que j'avais peur. Parce que "vous les homos". Parce que "vous le ghetto". Parce que moi, forcément, "mais non je vous assure". Parce que je me suis niée en voulant qu'on m'accepte. Parce que j'en ai gobé des oeufs de phallocrates. Parce que j'ai moi-même chié de l'hétérocentrisme. Parce que j'ai eu ma dose. Parce que j'ai saturé. Parce que j'avais des yeux. Parce que j'avais besoin d'un peu de réconfort. Parce qu'elles me l'ont donné. Parce qu'elles m'ont accueillies. Parce qu'elles m'ont libérée en ne cautionnant plus. Parce que, oui, pour l'admettre, il faut l'avoir vécu. Parce qu'aimer dans la honte n'a rien de glorifiant. Parce que ce bref repos, je pense le mériter. Et parce que de l'écrire, ça fait encore bien mal.

mardi 16 juin 2009

Clics et claques

Sonnerie de merde au milieu de ma phrase.

Premio: c'est pas la première fois que ça arrive.
Deuxio: elle se lève pour décrocher.
Troisio: elle revient s'asseoir sans s'excuser.
Quatrio: elle me prend pour une conne.
Cinquio: elle me fait la morale.
Conclusio: j'me casse.

Tiens, le v'là ton joli chèque.
J'te l'pose bien à plat sur ta jolie tatable en veverre transparent.

Bordel, à ce prix là on peut bien demander l'exlu, nan?

lundi 15 juin 2009

Du spleen

Une vague, à la Piaf, sous le ciel de Paris.

Je surfe, en déséquilibre entre les marées.
Celles, hautes, qui recouvrent.
Celles, basses, qui (dé)livrent.
Du spleen, comme on n'en fait pas.
Mais qu'est-ce?

Et quatre yeux pétillants pointaient l'index au sol.
Là? Oui, là, ici, peut-être.
Mais bon.
Mais bon sang.
Moi? Oui, moi, ici, et puis?

C'est comme si...
Comme ça.

Je n'appartiens à rien,
Et rien ne m'appartient.
Du sable entre les doigts.

Gouine de la campagne,
En version AOC,
Je conjugue à trois temps,
Futur, présent, passé.

Que suis-je dans ces phrases,
A peine articulées?

Ma vie est tabula-rasée.

samedi 6 juin 2009

Pussy powa



vendredi 29 mai 2009

Transit

Entre soleil, champs, éoliennes,
Profond, je sens la vie en moi,
Le bonheur qui me fait des siennes,
Doux, fort, fragile et calme émoi.

(Merde, j'crois qu'mon blog devient chiant)

Je l'écris pour m'en souvenir,
Oui -on ne sait- ça peut servir.

(M'enfin j'vais pas m'excuser non plus)

mercredi 20 mai 2009

DEES #1 - Les écrits

Aujourd'hui, si vous n'avez rien d'autre à faire...
Pensez à moi.

mardi 19 mai 2009

Pensées

Comme un coup de fulguro-point,
Voici venir cent mille idées,
Inspirations ou envolées,
Disparues au creux de mes poings :


- Dommage qu'on ne puisse pas écrire dans le noir.

- Merde, merde, merde.

- Arrêter de dire "putain" et "con".

- Pourquoi Kiki s'est fait la malle?

- Somatiser alors qu'on sait qu'on somatise.

- Finalement, je suis fière de cet écrit.

- Mon père, ce ? . Cet imposteur.

- Parce que c'est elles, parce que c'est moi.

- Ma minette en patronne un peu traumatisée.

- La dépression, ça vous gagne!

- La première fois; les premières fois; chaque première fois.

- Satané diplôme à la noix.

- En réalité, de quoi ont-ils peur?

- J'ai peut-être une bonne étoile... ou pas.

- Les gosses? Quels gosses?

- Psychanalyse: histoire drôle.

- Mes amies hétéros.

- En vrai, je préfère les chats, sauf pour la ballade.

- Ça compte si j'ai dessiné la map-truc en grand dans ma tête?

- Et ce n'est que le début de la fin.

dimanche 17 mai 2009

Adopt me !!!

Je suis un vagabond et je m'appelle "Pas d'nom"... enfin...













...
disons que "Plucky", "Kiki" ou "Jackpot", ça va deux minutes.

[Edith] transfert/contre-transfert :

Que va-t-elle faire de moi?
Comment vais-je faire sans elle?
Qui va vouloir de moi?
Aidez-moi!
Adoptez-moi!

vendredi 15 mai 2009

Cliché

Bon, 'mettons,

Si j'venais d'ramasser un chien au bord de la route,
Et que j'avais déjà un chat, un poisson rouge, une maison,
Voire une femme et une Kangoo...

Qu'est-ce qui manquerait?

jeudi 14 mai 2009

The end



This is the end, partie des vôtres
En souvenir d'éternité
Couleur espoir aux yeux de l'Autre
Dossier relié et ex-posé.

This is the end, en trois coupée
Timing obscur, secondes blêmes
Siècle lumière ou temps semé
Contre les vents de l'anathème

This is the end, au jour, à l'heure
Sonnant le glas des mal-aimées
Le cœur à peau ou le moi-fleur
De destins et de destinées

This is the end, ne pas lâcher
Le tracé des sentes humaines
Le passé-présent métissé
D'incommensurables fredaines

This is the end, vice-versa
Vers quoi sans l'avoir deviné
Gré au dessur, âme en delà
À l'aube de tristes gaietés

mardi 12 mai 2009

Préavis

- Pour aller où?
- Je ne sais pas, mais j'y vais.

vendredi 1 mai 2009

La femme invisible

Il était tard et j'étais seule (du moins je le croyais).
Assise dans le salon,
Je sirotais un fond de "Gratte cul",
En songeant à ma dernière composition,
Quand soudain:

mercredi 15 avril 2009

La porte

Vous viendriez chez moi, vous ouvririez la porte,
Vous n'auriez pas la clé, mais peut-être que si...
De votre pied de biche ou passe en toute sorte,
Vous franchiriez la porte et en catimini,

Vous rentreriez chez moi, en refermant la porte,
Votre instinct vous soufflant de ne faire aucun bruit,
Et le sang silencieux, sous les pas de l'aorte,
Vous quitteriez la porte, où privée d'alibis,

Vous vous avanceriez, glissant de porte en porte,
Quittant votre bandeau et coulant vos habits,
Gardant en nudité votre furieuse escorte,
Aux pieds d'une autre porte, approchant de mon lit,

Vous vous allongeriez, sans condamner la porte,
Jusqu'au petit matin, près de mon corps meurtri,
Pour enfin souligner, contre les amours mortes,
Mon désir et ma porte, en giclant vos envies.

mardi 14 avril 2009

Posture

«Et toi, éducatrice: qu'est-ce que tu fous là?».

dimanche 12 avril 2009

C'est vrai.

Il y a certaines choses que je préfère taire.
Parce qu'il n'y a pas de mots justes.
Ou parce qu'ils peuvent tout gâcher.

Mais là... j'te l'dis quand même.

«Je t'aime»

vendredi 10 avril 2009

P'tit déj'















... Y'a du mal à s'faire du bien?!